Nathalie MONIER

Nathalie Monier dite « Natimo », artiste et éducatrice spécialisée, tisse depuis 21 ans des projets de protection de l’enfance. Elle œuvre intensément pour la protection des enfants vulnérables de l’Ardèche au Sénégal mais aussi à Gap ou Marseille. Elle travaille et créé des partenariats avec des centres et des associations de protection de l’enfance de Dakar à Villeneuve de Berg ou Meysse (07).

Avec l’art comme vecteur d’intégration elle met en place des projets de prise en charge éducative et de protections de l’enfance, des stages de découverte professionnelle, d’insertion socio-professionnelle et de solidarité internationale tel « Humanistage » qui lui vaut en 2019 le « prix départemental de l’engagement citoyen » décerné par l’Ordre National du Mérite.

Natimo, l’artiste, créé des oeuvres personnelles ou participatives dont les bénéfices des ventes nourrissent des projets solidaires. Elle enchaine les expositions en Ardèche (Aubenas, Saint Montan, Villeneuve de Berg…) ou en dehors du territoire (Marseille, Sillans…).

En 2020 elle créé l’association Miroir pour porter ses projets de protection de l’enfance et de solidarité internationale.

Miroir est un carrefour de création artistique au service de l’insertion et de la mixité sociale. Avec un réseau d’artistes et d’artisans solidaires elle propose des interventions et des projets de médiation artistique à visée sociale et solidaire.

Miroir tricote du lien social sur le bassin Albenassien et le territoire ardéchois qui va de l’atelier individuel au projet participatif… de l’école aux entreprises… du chantier créatif au projet culturel…du projet communal au projet d’établissement… de l’exposition à la vente de produits d’art solidaire…  Avec une équipe du monde de l’éducation spécialisée, de l’enseignement et de l’animation socioculturelle, Miroir créé une approche de médiation sociale spécifique en individualisant ses interventions.

Miroir est avant tout un support pour soutenir 2 causes : Accompagner et soutenir notre jeunesse en perte de projet et soutenir un partenariat de projets de protection de l’enfance en Afrique au travers de stages individualisés, de remobilisation ou de parcours de valorisation de compétences.

Armand SAUSSAC

Après 25 ans passés à Paris pour travailler dans la production cinéma, Armand Saussac, petit-fils du peintre, est revenu vivre dans son village d‘Antraigues pour se rapprocher de ses valeurs essentielles et de son Ardèche qui lui manquait terriblement.

Muni de son expertise professionnelle et artistique, porté par son amour du territoire et par les souvenirs des fêtes organisées par son grand-père (qu’il a aidé en régisseur général pour les “banquets républicains”), il s’investit immédiatement dans la vie associative du village.

En 2016 il invente et met en place la nouvelle formule du Festival Jean Ferrat, recentre la manifestation sur l’état d’esprit de son ami chanteur en créant le « OFF » qui défend les jeunes musiciens, dynamise et augmente la qualité générale de la programmation, de la technique et de la communication. Le festival prend alors une nouvelle dimension qui rejaillit sur tout le territoire.

Il innove encore en produisant des concerts modernisés autour des titres de Ferrat ouvrant l’oeuvre du poète vers de nouvelles générations. Sa première création, « Dayeur #Ferrat » est un succès public. Colette Ferrat dira : « c’est le meilleur concert que j’ai pu voir sur Jean ».

Grace à son investissement et sa personnalité fédératrice, Armand Saussac apporte une transversalité alors inexistante entre les associations locales et implique les habitants du village « comme au temps de son grand-père ».

Depuis Armand enchaine les résidences d’artistes, les coups de main à d’autres évènements comme l’Ardèche Run ou les Castagnades et travaille sur le montage de projets pour enrichir le territoire. Il travaille aussi en tant que régisseur général sur des manifestations d’ampleurs telles que « Les Nuits Sonores » ou « La Fête des Lumières » de Lyon

En 2020 alors que toutes les manifestations musicales s’annulent et pour résister au marasme ambiant, il monte l’association « Rock et Caillettes », créé le festival « Antraigues en Fait ! » et programme sur 3 mois 22 concerts dimensionnés face à l’actualité sanitaire qui permettent à la vie culturelle du village et du territoire d’exister malgré un contexte difficile. Le tout en un temps record de 3 semaines…

Armand écope alors de son surnom d’« Agitateur Culturel »